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Bordeaux · Saint-Augustin

Repérage amiante, DTG et plan pluriannuel de travaux à Saint-Augustin

Entre le centre et Mérignac, Saint-Augustin mêle échoppes, résidences collectives des années 1960-1980 et équipements hospitaliers et universitaires.

Le bâti du quartier

Collectif en béton de la période 1960-1980, très majoritaire sur les axes, et échoppes dans les rues intérieures.

Ce que cela implique pour nos missions

Le collectif de cette période est celui qui concentre le plus de matériaux amiantés en parties communes : conduits, gaines techniques, dalles de sol des halls et des caves, calorifugeages de chaufferie. Le dossier technique amiante y est obligatoire, souvent ancien et jamais réévalué.

Comment la mission se conduit à Saint-Augustin

La mission commence au bureau : on reprend le dossier technique amiante des parties communes, sa date, les matériaux qu’il liste et les évaluations périodiques de leur état de conservation. Un dossier ancien et jamais réévalué n’est pas un document à jour ; la visite sert d’abord à vérifier ce qu’il affirme. Sur site, l’ordre est dicté par l’exploitation. La chaufferie d’abord : local fermé, clé détenue par le prestataire d’entretien, visite à caler hors période de chauffe et à réserver plusieurs semaines à l’avance. Les gaines techniques ensuite, trappe par trappe, en montant les niveaux. Les halls et les caves enfin, où les revêtements superposés imposent un sondage sur toute l’épaisseur. Deux points allongent l’intervention : évaluer l’état de conservation suppose d’atteindre physiquement chaque matériau déjà identifié, non de recopier un inventaire ; et dès qu’un programme de travaux est arrêté, le dossier technique ne suffit plus, un repérage avant travaux se conduit en complément. À réunir avant la visite : plans de réseaux, contrats d’exploitation, rapports antérieurs, et la fiche récapitulative, qui doit être remise à toute entreprise appelée à intervenir.

Les points de contrôle appelés par ce bâti

  • En chaufferie, les extrémités de calorifugeage — coudes, piquages, brides — sont les zones dégradées et empoussiérées : ce sont elles qui se contrôlent, l’état d’un tronçon droit ne préjugeant jamais de celui d’un raccord.
  • Sous un sol de hall refait, l’ancien revêtement et sa colle n’ont presque jamais été déposés : le sondage se fait par carottage jusqu’au support, et il se répète au droit des seuils et des plinthes, où l’épaisseur du complexe change.
  • En cave, conduits, coudes et descentes en amiante-ciment courent en plafond au-dessus des stockages : le repérage suppose des allées dégagées, à faire libérer par le syndic avant la date d’intervention.

Le cadre réglementaire applicable

Le dossier technique amiante des parties communes est dû pour les immeubles bâtis dont le permis de construire a été délivré avant le 1er juillet 1997 (code de la santé publique, articles R. 1334-14 et suivants). Il porte sur les listes A et B, sans investigation destructive, se tient à jour au fil des évaluations périodiques de l’état de conservation et des travaux réalisés, et sa fiche récapitulative se remet à toute entreprise appelée à intervenir. Ses limites sont nettes : il ne couvre pas la liste C et ne dispense d’aucun repérage avant travaux. Ce dernier procède du code du travail (articles R. 4412-97 et suivants, arrêté du 16 juillet 2019) et ne connaît aucune date d’exclusion. S’ajoutent le plan pluriannuel de travaux — permis de construire délivré depuis plus de quinze ans — et le DPE collectif, applicable depuis le 1er janvier 2026 aux syndicats d’au plus cinquante lots.

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