L'antisècheLe DPE note un logement de A à G selon l’énergie qu’il consomme et les gaz à effet de serre qu’il émet. Comment lire les deux étiquettes, simplement.
Le DPE, diagnostic de performance énergétique, note un logement de A à G selon l’énergie qu’il consomme et les gaz à effet de serre qu’il émet. C’est, en une image, l'« étiquette énergie » du bien — la même logique que sur un réfrigérateur.
Deux étiquettes, pas une
Le DPE affiche en réalité deux échelles :
- l'énergie : la quantité consommée par mètre carré et par an ;
- le climat : les émissions de gaz à effet de serre.
La lettre retenue est la moins bonne des deux. Un logement peut consommer peu mais chauffer au fioul, et se retrouver pénalisé par son étiquette climat.
De A à G, ce que ça veut dire
A et B : logement très performant, dépenses de chauffage faibles. D : la moyenne du parc. F et G : les « passoires thermiques », coûteuses à chauffer et progressivement encadrées à la location.
Ce qu’il mesure
Le DPE estime les besoins de chauffage, d’eau chaude, de refroidissement, d’éclairage et des équipements auxiliaires, à partir des caractéristiques du bâti (isolation, menuiseries, système de chauffage), et non des factures de l’occupant.
Ce qu’il faut retenir
Depuis 2021, le DPE est opposable : il engage la responsabilité de qui l’établit. Il est valable dix ans, et sert de point de départ à toute réflexion sur des travaux d’économie d’énergie — en maison comme, à l’échelle collective, en copropriété.
Deux voisins, deux étiquettes
Deux logements du même immeuble, même surface et même chauffage : D pour l’un, F pour l’autre. L’écart ne vient pas de la façon d’habiter, mais de la place du logement dans le bâtiment — sous la toiture, à l’angle, sans voisin chauffé de l’autre côté du mur.
Sur fond vert sombre, deux échelles DPE côte à côte : la barre D allumée côté voisin, la barre F côté spectateur. Puis un immeuble dessiné en coupe, découpé en neuf logements : celui du haut à l’angle est cerclé et marqué « vous », et chaque logement est coloré selon le nombre de parois donnant sur l’extérieur — rouge pour deux, ocre pour une, vert pour aucune. Des chevrons montrent la chaleur sortir par le toit puis par la façade latérale, tandis que le logement du milieu est entouré de quatre voisins à 20°. Un écran de synthèse récapitule les trois différences — toiture, façades exposées, mitoyenneté — avant la carte de visite finale.
Lire la transcription
- 0:03
- Même immeuble. Même surface. Même chauffage.
- 0:08
- Lui : D. Vous : F.
- 0:11
- Injuste ? Non. Physique.
- 0:14
- Voici l’immeuble, vu en coupe.
- 0:17
- Neuf logements. Le vôtre est en haut, à l’angle.
- 0:20
- En rouge : les parois qui donnent sur l’extérieur.
- 0:24
- La chaleur part par le toit. Personne ne vit au-dessus de vous.
- 0:30
- Et par deux façades exposées, au lieu d’une.
- 0:34
- Votre voisin, lui, est au milieu.
- 0:36
- Ses murs ne donnent pas sur le froid. Ils donnent sur du 20 degrés.
- 0:41
- Trois différences, et pas un mètre carré d’écart.
- 0:46
- Aucune des trois ne dépend de vous.
- 0:49
- Le DPE ne note pas votre bonne volonté.
- 0:53
- Il note de la physique.
- 0:57
- Avant de vendre, faites-vous expliquer votre étiquette.
- 1:02
- DGLM Expertises — 06 07 35 15 05
Sources
- Code de la construction et de l'habitation, articles L.126-26 et suivants — vérifié le 30/07/2026
- Service Public — Diagnostic de performance énergétique (F16096)
- ADEME — Diagnostic de performance énergétique
Cette page s'appuie sur les textes en vigueur à la date indiquée. La réglementation évolue : en cas de doute sur une situation particulière, faites-la confirmer.
Publié le 25/07/2026 · vérifié en septembre 2026
Relu et validé par Aude de Gentile, cofondatrice, diagnostiqueuse immobilière — titre professionnel de diagnostiqueur immobilier enregistré au RNCP. Titres et certifications.