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Pessac · Châtaigneraie et Arago

Repérage amiante, DTG et plan pluriannuel de travaux à Châtaigneraie et Arago

Quartiers résidentiels de l’est de Pessac, la Châtaigneraie et Arago alignent pavillonnaire, échoppes et petits collectifs dans un tissu calme proche de Talence.

Le bâti du quartier

Pavillonnaire des années 1930-1980 et petits immeubles collectifs, avec quelques copropriétés de standing plus récentes.

Ce que cela implique pour nos missions

Copropriétés de taille modeste, souvent sans historique technique : le diagnostic technique global y comble un vide, et le plan pluriannuel de travaux s’impose désormais à tous les immeubles de plus de quinze ans. L’amiante de second œuvre apparaît lors des rénovations énergétiques.

Comment la mission se conduit à Châtaigneraie et Arago

Sans archive, la mission commence par une reconstitution : ce que le syndicat détient — procès-verbaux d’assemblée, contrats d’entretien, devis anciens — tient lieu d’historique de travaux et sert à dresser la liste des ouvrages à examiner. La visite se conduit ensuite d’un seul tenant, des volumes bas aux combles : locaux techniques, parties communes intérieures, enveloppe, couverture, dépendances. L’objectif n’est pas de tout mesurer mais de hiérarchiser, en distinguant ce qui touche à la sécurité et à l’étanchéité de ce qui touche au confort, pour que l’assemblée générale délibère sur un ordre de priorité et non sur une liasse de devis. Un point de méthode est décisif sur les rénovations énergétiques : le repérage avant travaux se commande avant le chiffrage, jamais après la signature du marché, un matériau découvert en cours d’exécution arrêtant l’opération et rouvrant la consultation.

Les points de contrôle appelés par ce bâti

  • L’état de conservation d’une couverture en fibres-ciment se relève au moment du repérage : plaque fissurée ou délitée, la dépose ne s’exécute plus dans les mêmes conditions que sur un matériau intact, et le devis de l’entreprise s’en trouve changé.
  • Un conduit de fumée en amiante-ciment se contrôle sur toute sa hauteur, de la souche au raccordement de l’appareil : le tronçon traversant les combles et la souche en toiture ne relèvent pas du même mode opératoire de dépose.
  • Avant une isolation de combles ou de façade, le support se sonde là où les fixations seront posées : c’est le percement, et non la pose, qui met le matériau en suspension.
  • Sur une copropriété récente, aucune date ne dispense du repérage avant travaux : la date du permis de construire commande la présomption de présence des matériaux, pas l’obligation de les rechercher.

Le cadre réglementaire applicable

Le diagnostic technique global procède du code de la construction et de l’habitation, articles L. 731-1 et suivants : obligatoire lors de la mise en copropriété d’un immeuble de plus de dix ans et sur injonction de l’autorité administrative, il est ailleurs soumis au vote de l’assemblée générale, et reste sur un immeuble sans archive le préalable réaliste à toute programmation. Le plan pluriannuel de travaux procède, lui, de l’article 14-2 de la loi du 10 juillet 1965 : il vise les immeubles à destination totale ou partielle d’habitation dont le permis de construire a été délivré depuis plus de quinze ans, et les trois échéances du calendrier — 2023, 2024, 2025 — sont aujourd’hui passées. La cotisation au fonds de travaux se calcule par référence au montant des travaux inscrits au plan.

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